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Obsolescence programmée des cartouches d’encre : mythe ou réalité ?

Cartouche d'encre noir, jaune, cyan, magenta pour imprimante professionnelle

Les débats sont nombreux, et presque devenus habituels quant à la question de l’obsolescence programmée sur le marché de l’imprimante, et surtout de ses consommables. Est-ce une mauvaise rumeur ou un fait réel ? Une légende urbaine ou une vérité prouvée ? Plusieurs constructeurs se sont heurtés à diverses accusations à travers le temps, leurs reprochant notamment de « rendre la cartouche d’encre inutilisable » avant même qu’elle ne soit totalement vidée de son contenu… Oh la vilaine tricheuse !

Rappel des faits

En Décembre 2017, la société japonaise Epson était accusée par l’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) d’avoir muni ses cartouches d’encre de puces provoquant leur dysfonctionnement avant l’heure. Beaucoup de consommateurs se sont donc considérés « victimes de tromperie » en constatant que leurs cartouches d’encre, reconnues comme vides par l’imprimante, disposaient finalement d’une quantité d’encre restante pouvant imprimer, théoriquement, jusqu’à 4 pages supplémentaires… Et tout cela en bonne qualité, s’il vous plait…

C’est la première fois en France qu’une enquête préliminaire est ouverte dans le secteur de l’impression bureautique concernant le sujet de l’obsolescence programmée. Les débats auxquels nous sommes maintenant familiers sur ce sujet, concernent souvent les secteurs de la téléphonie ou de l’informatique en général, avec notamment Apple en  légendaire souffre-douleur de ces accusations de manipulations technologiques.

Que dit la loi ?

Rappelons que depuis la loi française du 17 Août 2015,

« l’obsolescence programmée se définit par l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ».

Enfreindre cette loi est passible de 2 ans d’emprisonnement, associés à près de 300.000 € d’amende… pas sûr que ça en vaille vraiment le coup, n’est-ce pas ?!

Que se passe-t-il pour Epson ?

Le cas Epson revient sur la toile dans le courant de ce mois de Juin 2018, après ces accusations d’obsolescence lancées par l’association HOP . Les plaintes déposées ne concernent pas uniquement le fait que les cartouches d’encres d’Epson contiennent encore 20 à 40% d’encre lorsqu’elles sont déclarées vides par la machine, mais aussi sur le fait que le tampon destiné à absorber les surplus d’encre se retrouverait déclaré plein de manière prématurée.

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Schéma explicatif publié par Epson

Souffrant depuis lors d’une réputation déplaisante, le constructeur japonais tient à justifier ce procédé consistant à garder un niveau d’encre minimum dans la cartouche de manière intentionnelle. Le visuel ci-contre, présenté par la marque Epson elle-même, vise à expliquer le fonctionnement de ses cartouches d’encre en justifiant le rôle précieux du maintien d’un niveau minimal d’encre dans la cartouche. Ce procédé consiste en fait à éviter que l’air ne pénètre à l’intérieur du réceptacle et ne sèche la tête d’impression.

La marque japonaise se défend

Rob Clarck, Vice-Président Senior d’Epson, s’indigne de ces « allégations bizarres », soutenant que la philosophie d’Epson est bien loin de l’idée d’entretenir une forme d’obsolescence programmée. Ce dernier explique que le travail technologique effectué autour de la précision des imprimantes jet d’encre exige des tailles de gouttes d’encre d’une dimension variant entre 1.5 et 7 pico litres… Cela ne vous parle pas ? Et bien imaginez la largeur d’un cheveu, et divisez la par 4 ! L’air devient redoutable à cette dimension et risque de nuire à la qualité d’impression finale.

L’argument est finalement convaincant non ? Maintenir de l’encre dans la cartouche pour ne pas laisser les têtes d’impressions, et les buses de l’imprimante, sécher ou s’obstruer d’air.

Epson rajoute que ce procédé est plus économique que de nettoyer une tête d’impression avec une nouvelle cartouche d’encre car cette opération requiert environ 9 ml d’encre, ce qui est bien supérieur au volume laissé au fond des cartouches « vides ». La marque japonaise ajoute qu’elle fabrique des cartouches et imprimantes pour un marché international et envisage donc que ses produits soient amenés à être utilisés dans des conditions considérablement différentes. Imaginez par exemple qu’elles peuvent être utilisées dans des contextes de climats tropicaux, désertiques ou tempérés. Il est donc, selon Epson, logique, que sur un marché comme la France, les marges de précautions soient perçues comme “excessives”.

Que doit-on en conclure ?

Il  est commun et naturel de penser que tous les moyens sont bons pour maximiser sa marge commerciale lorsqu’on est une marque internationale du rang d’Epson. Cependant, au sein de notre société moderne de consommation, si Epson pouvait satisfaire ses clients en leur offrant l’avantage d’une capacité supérieure d’encre, tout en gardant la même qualité d’impression finale, et cela sans endommager la machine ou ses pièces techniques, le constructeur le ferait, évidemment !

Epson a bien plus à perdre en « arnaquant » ses clients qu’en essayant de les satisfaire, sur ce marché hyper concurrencé. Mais les débats sont nombreux, et les opinions divergent. Il appartient à chacun de se forger sa propre opinion sur la question de l’obsolescence programmée.

Notre vision chez Ecoburotic

En tant qu’expert de l’impression, chez Ecoburotic nous connaissons les caractéristiques de ces technologies utilisées au cœur des imprimantes. Nous savons aussi que l’encre est précieuse, autant par son prix que par sa qualité !

Epson n’est pas le seul constructeur à souffrir de ce genre de suspicion d’obsolescence programmée, et cela continuera encore au fil des avancées technologiques sur l’ensemble du marché.

Notre secteur de l’impression professionnelle et nos services se modernisent constamment pour offrir aux utilisateurs des contrats orientés vers des « coûts à la page » plutôt que l’achat d’une cartouche d’encre à moitié utilisée avant de sécher. Peu importe finalement si l’obsolescence programmée existe véritablement, nous trouverons toujours un moyen de répondre correctement aux besoins de nos clients, en contournant toutes les contraintes identifiées.

Nous proposons déjà des solutions vous permettant de ne payer que ce que vous imprimez réellement. Nous sommes également capables de vous fournir la bonne cartouche d’encre au moment où votre imprimante la réclame, vous évitant des stocks ou des pertes inutiles.

Tant que l’humain modélisera la machine, nous serons en mesure de satisfaire les besoins de chacun de nos utilisateurs. Et cela jusqu’au jour où la machine sera capable de créer l’humain…
Bien qu’il semblerait que l’être humain souffre déjà de sa propre obsolescence programmée, sans trop s’en plaindre… A cogiter…

Anaïs

L'auteur Anaïs

Passionnée par le digital et les nouvelles technologies, je vous propose des articles conseils autour de l'impression au bureau. Ecolo dans l'âme, j'imprime uniquement en recto/verso et en noir ! Je suis également une adepte de l'imprimante multifonction surtout pour le scan. ;)